Cultiver notre jardin
On peut ne cesser d’observer le monde, l’étudier, tenter de le comprendre. Garder la distance comme un refuge. Rester spectateur.
En faire partie, exister, s’exprimer demande du courage, de l’audace. Un courage que, jusqu’alors, je n’avais jamais vraiment su exprimer.
Des croquis qui ne trouvent pas leur finalité.
Des phrases sans début ni fin.
Des fusains sans toile…
Ne serait-ce pas ce que l’on appelle des essais ?
Et comme l’écrivait Voltaire dans Candide : « Il faut cultiver notre jardin. »
Ce jardin secret, longtemps havre d’une végétation foisonnante, je commence doucement à vous le livrer aujourd’hui. Retaillé avec davantage de maturité, sculpté par une vision plus aboutie, dessiné avec plus de volonté.
Et ce monde, votre monde ! Je continuerai à l’observer, avide d’apprendre encore et toujours pour enrichir mon propre jardin.
Mais il est temps désormais de vous en ouvrir les portes et de vous offrir les fruits de toutes ces années muettes et silencieuses.
Alors, si tu en franchis le seuil, laisse-y ton empreinte. Pour le faire découvrir à d’autres, peut-être, mais surtout pour enrichir à ton tour ce qui nous anime.